Nous nous reverrons en mer...
 

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 Une rencontre macabre. [ Angel ]

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MessageSujet: Une rencontre macabre. [ Angel ]   Mar 24 Jan - 8:30

Étrange journée que fut celle d'aujourd'hui. À l'aube, il y a eu un véritable coup d'éclat sur l'île marchande de Nano-Hana, terre appartenant au Royaume d'Alabasta, on raconte qu'un Supernova aurait fait des siennes...

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Voilà où les Kidd's pirates avaient finalement décidés de faire escale après plusieurs mois de navigation : La ville portuaire et commerciale de Nano-Hana ! Une excellente cible pour le réapprovisionnement massif
, c'est ce que le capitaine Kidd en avait déduit ( Ou plutôt ce dont il avait envie.. ) puisqu'en mer les proies devenaient de plus en plus rares et inintéressantes, son équipage étant à l'origine de nombreuses craintes et de mythes effrayants les comparant à de véritables monstres sans foi ni loi. D'où l'utilité de piller une ville... La récompense n'y est que plus grande aussi bien au niveau des ressources amassées qu'en renommée accumulée.

Cela devait faire maintenant une bonne heure que l'équipage avait posé pied à terre, souillant le marché de ses odeurs nauséabondes avec en tête de file le redoutable capitaine. Son avancée aux allures royales provoquait la terreur au sein des civils rien que sur un simple regard, tous le craignait et même les quelques patrouilles de la Marine présente sur les lieux préféraient détaler par peur de se retrouver lyncher sur la place publique par les pirates.

Ces derniers n'avaient aucune pitié et ils le savait que trop bien. Néanmoins la Marine n'avait pas trainée puisque les renforts arrivèrent bien plus tôt que prévu stoppant net les flibustier dans leurs pillages bien qu'aucun échange de coup de feu n'eut lieu. Kidd ordonna aussitôt un regroupement de ses hommes, il était temps de passer à l'action.

" Tiens donc... Quelqu'un les aurait averti de notre arrivée sur le Royaume ? "

Killer son fidèle second jeta un bref coup d’œil sur les forces ennemie puis répondit d'un air enjoué :

" On dirait bien qu'ils arrivent pile pour m'échauffer !! "

Eustass ricana sur ces paroles et répliqua :

" N'y pense même pas.. Ils sont pour moi ! "

Ses hommes acquiescèrent, ils appréciaient tellement quand leur leader se mettait à l'ouvrage, c'est toujours un sacré spectacle qui ne manque pas d'ébahir quiconque y assiste !
C'est alors que d'un geste majestueux il leva son bras droit en direction des hommes du gouvernement prêts à riposter à la moindre attaque des pirates. Mais Kidd n'allait certainement pas leur laisser ce plaisir.. Son membre se chargea d'arcs électriques violacés remplissant l'air d'une étrange et intimidante odeur de rouille. Son regard se planta sur ses opposants qui par méfiance reculèrent de quelques pas comme si ça les réconfortait, qu'ils se sentait plus en sécurité.

Le menton levé, l'air hautain, le poing tremblant... Tous les objets métalliques se mirent à léviter dans un vibrement assourdissant, planant en direction du Supernova comme un charmeur aurait fait faire à son serpent. Un matelot fit le décompte.

3...

2..

1.

Le poing de Kidd se referma, il eut tout juste le temps de cligner des yeux que les armes avaient fait feu sur leurs propres propriétaires. Étrange scène d'opéra que voilà, les objets de mort crachèrent leurs balles dans un hurlement terrifiant qu'aucune Diva ne saurait jamais imiter. Les Marines tombèrent par dizaines laissant l’hémoglobine couler le long de leurs corps, ils n'avaient que leurs yeux pour pleurer...

Le sadique Capitaine Eustass Kidd avait fait parler de lui une fois de plus, c'est sur un ricanement qu'il ordonna l’exécution des survivants...
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Dawn Angel
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MessageSujet: Re: Une rencontre macabre. [ Angel ]   Ven 27 Jan - 10:45


I know you've suffered but I don't want you to hide
It's cold and loveless, I won't let you be denied
Soothing, I'll make you feel pure
And trust me, you can be sure


Qui a dit que le monde n’était que bonheur ? Qui a dit que les hommes étaient la race supérieure ? J’aimerai lui trancher la tête, oui, lui montrer que ses affirmations trompeuses ne sont que mensonges et hilarités. Je veux lui montrer à quel point l’humanité est boueuse et répugnante, que le monde n’est que violence et souffrance.

Aujourd’hui, je me suis pris une balle dans la tête. Aujourd’hui, j’ai compris que l’homme était irrécupérable. Est-ce lié ? Très certainement. Après tout, une balle perdue ça fait mal, même sur des écailles. Je me rappelle être tombée, je me rappelle des hurlements des soldats et du rire de l’Isonade…Oui, il riait. Pourquoi ? Tout simplement parce que je ne peux pas mourir, s’il ne le souhaite pas.

______________________________

Un murmure dans la foule, une simple mélodie. La voix vient d’une cabine portée par des esclaves, un bout d’or et de pierres précieuses, recouvert par un voile de soie sombre. Le son vient de là, et il attire tous les regards. Pourtant, bien que l’on en connaisse l’origine, on ne peut voir la véritable racine de ce chantonnement. Le voile noir nous empêche de connaître l’ombre s’y dessinant, droite et immobile. C’est un cortège oui, un cortège doré qui disperse la foule. Des hommes enchainés, d’autres armés jusqu’aux dents et une armée de marine les entourant, comme s’ils étaient de la viande à canon.

«I want to reconcile the violence in your heart
I want to recognize your beauty's not just a mask
I want to exorcise the demons from your past
I want to satisfy the undisclosed desires in your heart. »


Je m’adosse aux coussins, fixant les ombres passant près de ma cabine portée par des esclaves de mon père. Un air impassible, toujours aussi éternel s’accroche à mon visage aux yeux éteints. Deux prunelles rouge et bleu étincelantes, examinant chaque parcelle qu’elles pouvaient reconnaître à travers la soie. Mes cheveux teints en brun me faisaient souffrir à force de rester prisonniers d’un chignon trop serré dans sa couronne sertie de diamants et de rubis, ce qui me fit plisser les yeux d’agacement. La robe émeraude serrant ma taille cachait mon corset m’empêchant de respirer. Je ne comprenais pas cette manie humaine à vouloir ainsi se faire souffrir. Cela veut-il dire que je ne me comprends pas ? Mensonge. Je ne suis ni humaine, ni sirène. Ce jugement ne s’applique pas sur moi, car je ne suis rien d’autre qu’un amas d’orgueil, de vengeance et de folie. Mes yeux devinrent assassins ; oui, je te tuerai, père, toi et cette maudite famille. Je te tuerai de mes propres mains avant de laisser mon âme mourir à mon tour dans les tréfonds de l’océan.

Le cortège s’arrêta soudainement, égayant une pointe de curiosité dans mon ennui compulsif. Des hurlements des marines entourant les cabines dorées vrillèrent mes tympans, puis je sentis le rideau se soulever et un officier baissant le regard sur un des coussins soutenant mon dos me dit d’une voix polie et presque suppliante :

« Veuillez m’excuser, Majesté, des pirates pillent le centre ville, le cortège est prit au piège il faut que vous quittiez votre cabine afin que l’on vous mette en lieu sûr. »

Un sourire hypocrite et poli, éternel depuis mon enfance, fit écho à ses paroles. Ses pupilles tremblèrent un moment, en plongeant dans mes iris aux couleurs asymétriques. Enfin, il ferma le rideau, faisant disparaître l’esquisse joviale de mon visage. Le royaume d’Alabasta n’était pas sûr, même en-dehors de la capitale. Cette déduction accentua mon envie de connaître la solution à mon éternelle question de cette dernière semaine ; pourquoi mon père souhaitait-il un accord économique avec Cobra, en pleine période de crise si ce n’est pour détruire son royaume ensuite ? Je ne voyais pas l’intérêt de ce geste, et ce n’est certainement pas lui qui me le dira.

Soudain, l’Isonade vrilla mes tympans d’un cri suraigu. Mon index gauche se posa contre ma tempe et la massa avec souffrance. Mes yeux vairons se fermèrent quelques instants pour ensuite se rouvrir, suite à une gigantesque détonation. Nouvel hurlement de l’Isonade dans ma tête, nouveau flot de violence et de faim en mon être. Ma paume se plaqua contre mes lèvres et mon nez, une forte odeur de sang me faisant écarquiller les yeux.

Tuer. Manger. Souffrir. Tuer. Manger. Dévorer. Affamé !

Mon rythme cardiaque s’accéléra, je tentai de reprendre le contrôle de moi-même, sentant les griffes de l’Isonade lacérer mon bouclier mental, ses crocs grincer sur les parois de mon crâne.

Laisses-moi sortir ! Manger ! Dévorer ! Tuer ! Torturer ! Je veux sortir !

Je me suis mordu férocement le doigt, une goute de sang perlant sur mes lèvres que j’ai léché. Enfin, l’Isonade se tût. Je pus entendre les glapissements des soldats et apercevoir leurs corps avachis sur les pavés à travers le voile de ma cabine. J’ai haussé un sourcil, me moquant silencieusement des forces du gouvernement ; à part les amiraux, les capitaines corsaires et Cipher Pol, les cinq ne sont rien d’autres que des oisillons affamés prêts à être dévorés par les corbeaux.

Je n’entendais pas les hurlements de mes « frères et sœurs », et mon père ne s’étant pas précipiter pour voir si son gagne-pain – c’est-à-dire moi – avait quelques dommages, j’en déduis donc qu’ils avaient eu le temps d’être secourus. L’attaque avait certainement eu lieu au début de mon « sauvetage ».

Mon regard fut attiré par le voile en soie me cachant de l’extérieur ; il était troué de partout. Je suis restée immobile, consciente d’être à découvert et vit diverses balles coincées entre les écailles de l’Isonade recouvrant mon corps. Je repris d’une certaine manière, ma peau humaine, les multiples balles abîmées par le choc tombant mollement sur le coussin. J’émis un soupir las ; je me devais d’avouer que l’Isonade me servait à bien des choses malgré sa sauvagerie et sa violence retentissant dans mon crâne.

Après réflexion, il valait mieux pour moi de sortir de cette loge, sans quoi les fameux pirates risquaient de la faire exploser. L’idée de devoir marcher parmi la foule d’humains me répugna au plus haut point, tout comme de devoir jouer à nouveau la comédie avec mon père, faire semblant de verser des larmes pour que la scène soit émouvante ; ouh Père j’ai eu si peur ! Ah ma fille, je te promets qu’ils paieront pour le mal qu’ils t’ont fait ! Mais Père, ils ne m’ont rien fait, laisses-les en vie, tu es tellement gentil ! Oh Angel, tu es si indulgente ! Je t’aime tellement Père !

Les humains…Tous écœurants, mensongers et je ne sais quoi d’autres encore. Des êtres boueux, informes et sans valeurs morales. Mon nez se fronça, je haïssais chanter pour les hommes, les écouter et parler avec eux, sentir leurs mains sur mon corps et je ne sais quoi d’autre encore…Mais je devrais supporter cela jusqu’à la fin, oui, jusqu’à ce que mes ongles se plantent dans les yeux de ce père afin de les lui arracher, de les lui faire dévorer en savourant ses hurlements déchirants…

J’ai étiré un léger sourire sadique ; l’Isonade avait une certaine influence sur moi, finalement. Ma main effleura le tissu noir que j’ai poussé. Le cri strident de l’Isonade en furie résonna une dernière dans mon âme lorsque je vis une balle arriver vers moi. Les écailles de mon front se durcir au dernier moment, le projectile les frappa de plein fouet et mon corps se laissa mollement tomber en arrière, sur les pavés de la rue déserte de civils, entre les marines morts. Un seul son me vînt en pensée lorsque je perdis conscience, une seule voix, larmoyante et sanglotante, souffrant milles tortures, un cri si fort qu’il m’empêcha de respirer :

*Mammaaaaaaannnn*

Ma…voix.

Le sang, la mort, le vide.

J’ouvris à nouveau mes yeux vairons, et poussa un gémissement agacé face à la fraicheur des pavés glaçant ma joue. Les écailles disparurent de mon front, mon visage de nouveau impassible. Le sifflement furieux de l’Isonade me poussa à me relever, sans résultat. A croire que mes jambes ne me répondaient plus. Je pris le temps de me tourner, afin de me retrouver sur le dos. Mais au lieu de plonger mes yeux rouge et bleu dans le ciel infiniment azuré, il resta fixer dans celui d’un homme debout au dessus de moi ; certainement un des pirates vu que le temps n’avait pas changé depuis mon évanouissement. J’ai poussé un grognement, les maux de tête redoublant à cause de l’Isonade fou tel un lion en cage.

« Putain…De merde. Ca fait mal. »

Langage peu orthodoxe pour une femme de mon rang. Mais voyez-vous, lorsque vous vous prendrez une balle en pleine tête, vous comprendrez ce que j’ai ressenti…Ah non, vous serez mort. Mes prunelles rouge et bleu voulurent examiner l’individu au-dessus de moi, mais le soleil me cacha son identité. J’ai soupiré, avant de prendre un pan de son manteau et de le tirer afin de me relever. J’ai continué jusqu’à m’appuyer sur son épaule, me massant le front d’une main.

« La vache… »

Je n’avais jamais expérimenté la balle en pleine tête en me servant de mes écailles, et croyez-moi, je ne recommencerai pas. La douleur vrillait mes tympans, tout mon corps en état de choc, ce qui m’agaça prodigieusement ; je haïssais paraître faible. Je me suis écartée de l’individu, reprenant un air impassible. J’ai remarqué plusieurs pirates autour de moi, soit en train de me fixer, soit en train de placer une balle entre les deux yeux des marines survivants. Je ne fus guère choquée du spectacle ; les humains sont horribles au point de se dévorer entre eux, après tout. Cependant, l’odeur de sang me gênait quelque peu, éveillant bien trop à mon goût l’attention de l’Isonade.

D’un geste noble et gracieux, je sortis mon porte cigarette de ma poche et le posa lentement entre mes lèvres peintes. Oui, je fume dans ce genre de situation, mais c’est ce qui fait le charme de ces instants prodigieux où notre vie balance entre le précipice et la voix lactée. Pour ma part, je connaissais déjà la fin de cette scène ; je ne mourrais pas soyez en certain.
J’ai allumé ma drogue pour ensuite aspirer lentement une bouffée, plissant mes yeux d’une légère extase, mes épaules se décontractant tandis que j’expirais. J’ai chuchoté, reprenant ma mélopée lors de la promenade des dragons célestes :

« You trick your lovers that you're wicked and divine
You may be a sinner but your innocence is mine
Please me, show me how it's done
Tease me you are the one. »


A nouveau le silence, l’infâme silence. Mes yeux rouge et bleu se posèrent sur ma "canne" de tout à l’heure, un homme grand presque torse nu avec des cheveux rouges et étrangement vêtu…Entre lui et Ace j’étais vernie ; à croire que les pirates adorent se mettre à poil dans leur société. Je pris une nouvelle bouffée de mon porte-cigarette, avant de me rendre compte qu’elle s’était éteinte, trop humide. J’ai soupiré et la garda tout de même entre deux doigts de ma main gauche, faisant face à Kidd. Oui, je sais qui il est, mais dois-je encore vous le dire ? L’éducation paternelle a fait en sorte que je connaisse absolument tout des pirates de la nouvelle ère, susceptibles de devenir Seigneur des Pirates. Mon menton légèrement relevé d’orgueil, je l’observais de mes yeux impassibles, sans ciller.

Bon, il veut quoi l’autre sourire de Joker là ? Ah, voilà ton surnom Capitaine Eustass Kidd ; Joker. Ca te va bien je trouve…

« Que me vaut le plaisir d’avoir reçu une balle de la part de Monsieur Eustass ? » susurrais-je d’un ton ironique.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Que diras-tu ce soir, pauvre âme solitaire,
Que diras-tu, mon cœur autrefois flétri,
A la très belle, à la très bonne, à la très chère,
Dont le regard divin t'a soudain refleuri ?






Spoiler:
 

Strophe de Spleen et Idéal XLII de Baudelaire
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